Mercredi 8 septembre 1915

Aujourd’hui, ont commencées pour moi les journées pénibles.

Accompagnée d’un caporal-chef pionnier, mon équipe est montée aux tranchées. Nous avons transporté du dépôt-magasin du 302 « ravin de Jolival » jusqu’au 1ères lignes, de gros rondins, pour servir de voûte aux abris de bombardements. A travers les boyaux il est difficile de passer, c’est très fatiguant. Puis pour compléter, nous revenons chercher des tôles ondulées qui sont encore plus lourdes et moins commodes à passer que les rondins. Quelle suée j’ai pris ! Puis ces sacrés boches tirent sur les boyaux, nous devons nous planquer souvent. J’ai eu un moment d’émotion, il faut dire que c’était mon baptême. A noter : que la longueur des boyaux est d’environ 2 km.

Je garde de cette journée une impression pénible.

Je rentre au cantonnement entouré par le ravin qui est dans un état épouvantable, de la boue jusqu’aux genoux. je me couche et m’endors d’un sommeil de plomb. Quelle vie ! Et dire que ça ne fait que commencer.

Enfin, c’est la guerre !…

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