Mardi 5 octobre

Réédition de la journée précédente. Les boches ayant aperçu des travailleurs dans le boyau du 302, leurs envoient quelques 77. Un malheureux du 32ème est tué, d’autres blessés.

Puis c’est au tour de notre grosse artillerie à leur faire la réponse. Nous entendons leurs sifflements au-dessus de nos têtes puis un éclatement formidable, il doit y avoir de la casse chez eux aussi. Puis le pays reçoit son compte de torpilles qui abattent de plus en plus, le peux de muraille qui reste. Il y a de quoi devenir neurasthénique dans ce sacré patelin. Heureusement qu’on se fait à tout. C’est une dose de patience qu’il faut avoir. Cette guerre de tranchées vous use moralement, et c’est pire que tout autre chose.

A noter, le soir, nous logeons dans notre cave un lieutenant qui n’avait pas d’abri pour la nuit.

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