Mercredi 8 décembre

Journée d’une tristesse décourageante. Il pleut, il pleut toujours. La matinée se passa assez calme. Les boches sans doute comme nous ont assez à faire à manœuvrer les pompes d’épuisement et à relever leurs parapets éboulés soit par l’eau soit par les obus.

Mais dans l’après-midi, changement de décor, voilà les boches en révolution. Ils nous envoient pendant 2 heures une dégelée de 105 qui font un vacarme assourdissant. Ils tirent principalement sur le boyau du 302 et arrêtent les corvées de soupe ainsi que les travailleurs. La canonnade s’apaise un peu et nos pauvres gars peuvent enfin arriver, mais dans quel état !

Ce soir au moment où j’écris ces lignes, les torpilles tombent à proximité de notre abri. Voilà encore que ça recommence. Il faut avoir la tête solide pour résister à tous ces chocs.

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